Aurélien Buttin

« Je m’appelle Aurélien Buttin, j’ai 27 ans et suis originaire d’Amiens. Il y a deux ans j’ai hébergé un voyageur parti de Caen qui voulait traverser l’Allemagne en 2 CV. Pour me remercier il m’a offert un appareil argentique Kodak et c’est de là que ma passion pour la photographie est née. J’aime voyager, prendre des photos, être sur la route, mon but étant de travailler comme reporter photographe pour des magazines de géographie. En attendant je touche un peu à tous les styles, j’essaie d’évoluer dans tous les domaines. Je n’ai aucune formation et ne souhaite rien apprendre, juste capter ce que je vois et ressens. Je pars de l’idée que moins l’on connait le travail des autres photographes, de leurs techniques, plus le résultat est personnel et propre à l’auteur.» A la lecture de ces quelques lignes, vous l’aurez compris : Aurélien a un tempérament, Cleptafire lui a tout naturellement ouvert son âtre.

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Né en 1985 à Amiens (FRANCE)

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« La série de photos présentée est voulue comme une réflexion sur le déclin, celui des hommes, son autodestruction par les divers ressentiments qui alimentent la bêtise humaine. Thomas Hobbes illustrerait parfaitement mon propos… »

Cleptafire : La révolte, les ciels chargés, crépusculaires, des personnages face au vide, il y a quelque chose du « Romantisme » dans ton travail – au sens tragique du terme, quelque chose des lumières de Delacroix ou de Géricault, est-ce une source d’inspiration revendiquée ?

Aurélien Butin : On a tous besoin de révolte et j’extériorise la mienne par la photographie. Mes ciels sont sibyllins, énigmatiques, les personnages face au vide représentent clairement un destin toujours sur la sellette. Après le calme vient la tempête et après la pluie vient le beau temps et comme dans mon travail, tout est cyclique. « La liberté guidant le peuple », d’Eugène Delacroix est un tableau qui m’a toujours fasciné, il me donne du courage, ce mélange des classes s’unissant vers une même destinée, quoi de plus beau ? Idem pour « Le radeau de la méduse » de Géricault, le ciel noir, la mer déchainée, une atmosphère pesante que j’admire.

Cleptafire : Tu dis essayer de te préserver de l’actualité photo, de son histoire, mais y-a-t-il dans d’autres domaines, des univers visuels, sonores, ou littéraires qui t’influencent ?

Aurélien Butin : C’est exact, j’essaie de me préserver le plus possible de l’actualité photo pour ne pas que cela pollue mon inspiration. Il y a deux écoles dans le domaine artistique, ceux qui savent tout et ceux qui ne savent rien. Personnellement, je préfère ne rien savoir. Pour ce qui est des autres domaines on ne peut pas dire que j’ai des influences mais des préférences. Pour l’univers visuel je suis un grand consommateur de films, de préférence des films sombres. Pour la musique, c’est une autre histoire étant donné que j’ai un groupe, « Violent Scaredy Cats » (un peu de pub ne fait pas de mal), j’essaie donc de me tenir à l’écart un maximum des autres groupes même si ce n’est pas toujours évident…Pour ce qui est du littéraire je n’aime pas la fantaisie, j’aime ce qui est vrai, Henry Miller, Bukowski, John Fante ou encore Kerouac. Je suis d’ailleurs en train de lire « Le colosse de Maroussi » d’Henry Miller que je recommande fortement. C’est époustouflant.

Cleptafire : un mot sur ton matériel ?

Aurélien Butin : Je me suis rapidement procuré un appareil numérique Canon 450D. Par la suite, je suis resté fidèle à Canon et j’ai travaillé notamment avec le 60D, le 7D. Je déclenche actuellement avec un 5D mark II.

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