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Pluviôse 222

In memoriam

Saul Leiter a choisi Frimaire pour embuer le carreau de ses yeux d’un dernier soleil. Il aura été le grand artisan de la couleur que l’on sait, lui qui dès les années 50, alors que régnait l’empire incontesté du noir et blanc, se servait des rues de New York comme d’une immense et flamboyante palette. Parcours singulier et cyranesque que celui de ce fils de rabbin qui non content d’être à rebours de son époque, se moquait de toute notoriété, déclinait toute ambition, ne répondait que très peu à la gloire qui parfois venait lui rappeler à ses devoirs… « Etre ignoré est un grand privilège » disait-il, un auxiliaire d’une sereine liberté, oui, la liberté de ne pas avoir à plaire : là où devrait commencer tout jeune poète… C’est la leçon de chose, qui derrière une fenêtre, nous a laissé, entre autres, celui qui peignait avec des machines à œil de feu.

Hommage à Saul Leiter,

« Et si le mauvais temps… »
Par Anne Scalco

Et si le mauvais temps était un allié à la création…Le photographe sort travailler muni de son appareil et la pluie tombe grise et froide, la neige piétinée salit la ville, le ciel plombé annihile les contrastes. Le ciel d’un cotonneux blanc sale bouche la lumière, les blancs sont ternes, les noirs ne ressemblent à rien, les gris n’ont plus rien à envier aux couleurs. Et pourtant il reste tout un monde à photographier. Tout un monde que nous ressentons plus que nous le voyons, un monde froid et humide qui brille par son opalescence. Réfugié dans un café, une échoppe ou un restaurant le photographe essuie la buée de la vitrine et alors, tout un monde invisible de l’extérieur apparait. Le monde gris et mouillé exhale une grande quiétude loin des bruits de la rue. A l’abri du mauvais temps, le cadre devient possible, les couleurs en demi-teintes offrent leur exceptionnelle douceur. La buée atténue la vision ; un tableau aux coups de pinceau floutés apparait. Le pluie enseignerait-elle l’humilité ? Je repense à ces paysages matinaux de la cordillère des Andes où les cimes des arbres se perdaient sous d’épaisses écharpes de gouttelettes.

Tout n’était qu’eau en suspend dans ces montagnes lointaines. L’eau du ciel détrempait la terre, grossissait les rios, vrombissait au sortir des volcans soufrés. Je revois l’abbaye fantomatique de Bolton dans le Yorkshire, un jour d’hiver plein de neige ; vaste navire fantôme émergeant de par les brumes. Un monde en noir et blanc. Je me souviens de ce petit matin en France où le chevreuil attentif se tenait là à côté du figuier effeuillé. Des instants précieux que l’œil photographie à jamais. Tant de silence que le déclenchement de l’obturateur en devient intrusif. Comment photographier le silence sans en être perturbée ?

J’aime à me croire assise à cette table près de la vitrine, à regarder les gens s’affairer, voir le froid sans le ressentir. J’aime à lire les lettres à l’envers, de l’autre coté du miroir. Les formes sont déformées. Les teintes sont atténuées. Les bruits sont assourdis. Le photographe sait qu’il tient quelque chose. Il le sait, il ne le voit pas. Il le sent, il ne l’analyse pas. La vitrine embuée est un filtre d’effets à chaque fois différent. Saisir l’instant fugace de l’action qui ne reviendra pas. Percevoir le chef d’œuvre dans le quotidien d’une journée à la lumière morose. Faire fi des codes et des règles. Se faire plaisir et admirer la simplicité d’une rue mouillée. Le cadre et l’instant. Quand l’œil rencontre l’âme, la photo est bonne. Sinon effaçons-la et restons derrière cette vitrine, dans la chaleur humide des cafés et regardons le monde qui patauge et que nous aimons. »

Dans le détail

Le Berlinois Gerrit Hahn est l’auteur de ce petit miracle. Vierge à l’enfant contemporaine, chambre froide ouverte sur caldarium visuel, intérieur improbable et vertigineux ceinturé par une foule incrédule, un cadre dans le cadre. Nous ne savons pas dans quelles conditions exactes l’image a été prise,

Le Berlinois Gerrit Hahn est l’auteur de ce petit miracle. Vierge à l’enfant contemporaine, chambre froide ouverte sur caldarium visuel, intérieur improbable et vertigineux ceinturé par une foule incrédule, un cadre dans le cadre. Nous ne savons pas dans quelles conditions exactes l’image a été prise,

ni sa date, ni l’histoire de ses protagonistes (et n’avons, de peur « d’atterrir », pas voulu demander le fin mot au photographe) mais il y a tant d’indices, tant de précisions et d’élégance dans l’utilisation du cadre, de la lumière et de la couleur, que véritablement, nous assistons comme à la mise au coffre du mot grâce, tout simplement, sa définition révélée au monde, une dernière fois, divine parenthèse que seuls nous, avons eu la chance d’entrevoir, de ces fragilités païennes qui donnent envie de s’agenouiller… http://gerrithahn.com/

Particulièrement remarqué lors des sony world photography awards 2013, Danish Siddiqui est un photographe indien de l’agence Reuters. Son image nous invite sur une plage de Bombay où nous reconnaissons un sauteur de flaque, celui de Cartier Bresson, ici

Particulièrement remarqué lors des sony world photography awards 2013, Danish Siddiqui est un photographe indien de l’agence Reuters. Son image nous invite sur une plage de Bombay où nous reconnaissons un sauteur de flaque, celui de Cartier Bresson, ici

revisité au sel de la mer d’Oman. Il est toujours troublant de se voir proposé un hommage « direct », sans fard pour le dissimuler. Comme par exemple, chez Paul Seawright qui fera de la vallée de la mort de Roger Fenton un joli renvoi, ou que, pour l’image qui nous occupe, un Elliot Erwitt, ne veuille déjà s’en rapprocher avec son voltigeur du Trocadéro… Qu’est-ce qui, souvent, nous plaît dans cet exercice de bégaiement iconographique ? La connivence tripartite du cliché ? Ce clin d’œil en triangle entre nous, le photographe et la source ? Sommes-nous flattés de démasquer la référence, notre culture comme véritable sujet de ce qui est représenté ? Ou tout simplement, cela donne-t-il un sens à l’histoire de l’art ? Avec ses jalons, ses balises, ses repères qui parfois nous rappellent la direction prise par une famille d’artistes à la même sensibilité? Sans doute un peu de tout cela. C’est que, comme autant de petits sauts au-dessus du reflet de l’histoire, il y a ce sauteur de flaque(s), leitmotiv « décisif » qui nous enjambe et nous dit : ceci est l’image même du principe photographique, cet instant qui fut un matin de 1932, derrière la gare Saint-Lazare, un grand pas pour l’homme, un grand pas pour l’unanimité…

On qualifie volontiers le travail du photographe américain Jeff Bark de « romantique » et de « symboliste »… Et c’est parce que cette image tout en molestant ses ascendances en est aussi un saisissante allégorie que nous l’avons choisie. Qu’y voit-on ? Innocence contre innocence,

On qualifie volontiers le travail du photographe américain Jeff Bark de « romantique » et de « symboliste »… Et c’est parce que cette image tout en molestant ses ascendances en est aussi un saisissante allégorie que nous l’avons choisie. Qu’y voit-on ? Innocence contre innocence,

la figure de la candeur se faire étrangler par elle-même… Ambiguïtés et cruauté, cauchemar blanc mythologique, des corps d’éphèbes jalousent-ils un concurrent ou brutalisent-ils du concept ? Sont-ce des gardiens de Léda dépêchés là pour changer l’histoire, ou sinon d’odieux fils d’Icare cherchant à venger leur père… L’image est belle, tirant sa force d’une naïveté assumée et injuriée, un oxymore de couleurs désaturées, une rixe noire et blanche rehaussée de bleu. http://jeffbark.com/

Depuis 2008, la série « domesticated » d’Amy Stein a connu un joli succès. C’est à cette date qu’elle se vit récompensée par Martin Parr, comme ayant permis la réalisation du meilleur livre photo du festival de New York. Elle a été pour le photographe l’occasion de « traiter des interactions entre humains et animaux dans

Depuis 2008, la série « domesticated » d’Amy Stein a connu un joli succès. C’est à cette date qu’elle se vit récompensée par Martin Parr, comme ayant permis la réalisation du meilleur livre photo du festival de New York. Elle a été pour le photographe l’occasion de « traiter des interactions entre humains et animaux dans

la petite ville de Matamoras en Pennsylvanie ». Série troublante à plusieurs points de vue, dont celui d’abord de l’interrogation constante sur la réalisation : y-a-t-il montage ? Y-a-t-il mises en scène ? Ou la captation est-elle authentique ? Au final, et si l’on regarde bien, les réponses possibles sont écartées d’un revers de main : que ce soit l’un ou l’autre, c’est tout aussi bluffant… http://amystein.com/

Katie Walsh est une femme Jockey Irlandaise. Spencer Murphy un photographe anglais. La rencontre des deux a sans conteste tourné à l’orfèvrerie. Car rares sont les portraits a dégager autant de fragilité, un regard autant de détermination, le tout minutieusement enveloppé dans un gemme de mélancolie toute celtique. Aristocratie du visage, peau blanche et long cou, choix des textures, grands aplats et rehauts du détail, vous savez quoi ? On dirait du Ingres… Cette image est Lauréate du

Katie Walsh est une femme Jockey Irlandaise. Spencer Murphy un photographe anglais. La rencontre des deux a sans conteste tourné à l’orfèvrerie. Car rares sont les portraits a dégager autant de fragilité, un regard autant de détermination, le tout minutieusement enveloppé dans un gemme de mélancolie toute celtique. Aristocratie du visage, peau blanche et long cou, choix des textures, grands aplats et rehauts du détail, vous savez quoi ? On dirait du Ingres… Cette image est Lauréate du

Taylor Wessing photographic portrait prize 2013. http://www.spencermurphy.co.uk/project/portfolio/

L’australienne Rosemary Laing a eu ce projet invraisemblable de faire construire la charpente retournée d’une maison en nouvelle galles du sud. L’étrange installation qu’on dirait tombée du ciel

L’australienne Rosemary Laing a eu ce projet invraisemblable de faire construire la charpente retournée d’une maison en nouvelle galles du sud. L’étrange installation qu’on dirait tombée du ciel

est dans la continuité de la réflexion de l’artiste sur la colonisation des terres sauvages de son pays. Formes rigides contre arabesques végétales, bois mort contre bois vivants, structures coloniales contre organisation indigène, cette habitation de type « banlieusarde », du genre qui plébiscitée de ce coté là du continent, est comme l’éclaireur d’une ville proche, intruse, tumorale, une vilaine « écharde » qui menace. http://tolarnogalleries.com/artists/rosemary-laing/

Dans sa série « Master Plan », le designer californien Chad Wright parle lui aussi de maison et de banlieue. En confrontant ses baraques de sable aux marées du pacifique Nord, il nous parle d’enfance, de la sienne et de la notre, mais aussi des années de planification américaine d’après-guerre et son cortège de constructions normées. L’idée tout aussi simple qu’elle est riche et

Dans sa série « Master Plan », le designer californien Chad Wright parle lui aussi de maison et de banlieue. En confrontant ses baraques de sable aux marées du pacifique Nord, il nous parle d’enfance, de la sienne et de la notre, mais aussi des années de planification américaine d’après-guerre et son cortège de constructions normées. L’idée tout aussi simple qu’elle est riche et

belle réussit avec très peu de moyens à délivrer un spectacle ample et puissant; l’on y est tour à tour saisi par l’immédiateté d’une organisation dérisoire et le prolongement d’un projet plus vaste et cohérent : temporalité humaine et immortalité élémentaire, là où se côtoient éphémère et infini, résolution grégaire et sentiment océanique. http://studiochadwright.com/website/about/about.html

La néerlandaise Juul Kraijer est sculptrice, dessinatrice, peintre et… Photographe. Invariablement, tous ses dons sont mis au service d’un seul et même sujet : le portrait. Et ça force le respect qu’un artiste fasse de sa recherche (donc de sa vie) la quête sans répit d’un unique trésor. Ça force aussi l’attention : on y regarde de plus près.  La femme et le serpent, on le sait, ont une longue histoire commune… Ils sont ici de nouveau réunis, ou plutôt superposés, dans l’entonnoir lumineux d’un dispositif

La néerlandaise Juul Kraijer est sculptrice, dessinatrice, peintre et… Photographe. Invariablement, tous ses dons sont mis au service d’un seul et même sujet : le portrait. Et ça force le respect qu’un artiste fasse de sa recherche (donc de sa vie) la quête sans répit d’un unique trésor. Ça force aussi l’attention : on y regarde de plus près.  La femme et le serpent, on le sait, ont une longue histoire commune… Ils sont ici de nouveau réunis, ou plutôt superposés, dans l’entonnoir lumineux d’un dispositif

studio, en plan serré. Selon l’aversion ou la fascination ressentie pour ce genre d’animal à sang froid (je parle du serpent), la réception du visuel  se fait d’abord par le ventre. Ça tombe bien puisqu’il s’agit aussi de manger du symbole. En manger ou se faire étrangler par lui… Est-ce le nœud d’une funeste corde cet aspic ? Une auréole ? Retour sur péché, de revers en protubérances, la vénéneuse a une peau de pêche, une peau à contrition, et en écharpe : un boa constrictor…   http://www.juulkraijer.com/RecentWorks.html

Une jeune photographe russe, Daria Tuminas, s’est faite particulièrement remarquée lors de Photoquai 2013 avec sa série « Ivan and the Moon ». S’y succèdent trois ans de la vie de deux jeunes garçons, Ivan 16 ans et Andrey, dit « la lune », 14 ans. Dans leur région reculée,

Une jeune photographe russe, Daria Tuminas, s’est faite particulièrement remarquée lors de Photoquai 2013 avec sa série « Ivan and the Moon ». S’y succèdent trois ans de la vie de deux jeunes garçons, Ivan 16 ans et Andrey, dit « la lune », 14 ans. Dans leur région reculée,

au nord de la Russie, ces deux frères hors du temps et de la modernité, offrent le témoignage d’un mode de vie disparu, du moins ici, en occident. D’errances virgiliennes en flâneries pastorales nous suivons au quotidien l’adolescence de ces deux-là. http://www.dariatuminas.com/

Inspiré des peintures du 17e siècle, ce portrait de la photographe de mode suédoise Julia Hetta nous vient tout droit de l’école du « Nord ». Une école en vogue ces derniers temps…Qu’elle soit celte, saxonne, flamande ou Scandinave, cette lumière blanche et bleue, tantôt précise, au scalpel, tantôt enveloppante et éthéré, procure (d’où quelle vienne) cette même émotion vespérale, ce frisson boréale, une vibration hypnotique qu’on croyait l’exclusive du glacis des peintres. Julia a travaillé sur des campagnes pour Dior ou

Inspiré des peintures du 17e siècle, ce portrait de la photographe de mode suédoise Julia Hetta nous vient tout droit de l’école du « Nord ». Une école en vogue ces derniers temps…Qu’elle soit celte, saxonne, flamande ou Scandinave, cette lumière blanche et bleue, tantôt précise, au scalpel, tantôt enveloppante et éthéré, procure (d’où quelle vienne) cette même émotion vespérale, ce frisson boréale, une vibration hypnotique qu’on croyait l’exclusive du glacis des peintres. Julia a travaillé sur des campagnes pour Dior ou

encore Hermès, Elle est aussi exposée en ce moment à Paris à l’Institut Suédois  http://www.juliahetta.com/

Originaire de Richmond, Nicholas Max Scarpinato, la vingtaine débutante, nous convie, pour cette image, à un univers entre le romancier Frank Baum et le peintre John Brosio :  http://www.johnbrosio.com/tornadoes_one.html).

Originaire de Richmond, Nicholas Max Scarpinato, la vingtaine débutante, nous convie, pour cette image, à un univers entre le romancier Frank Baum et le peintre John Brosio :  http://www.johnbrosio.com/tornadoes_one.html).

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Photoquai, il en est toujours question ici, l’auteure de cette image n’étant autre que la directrice artistique et commissaire générale de la 3e édition. On ne présente plus Françoise Huguier : Lauréate de la villa Médicis, Prix World press photo ou encore des

Photoquai, il en est toujours question ici, l’auteure de cette image n’étant autre que la directrice artistique et commissaire générale de la 3e édition. On ne présente plus Françoise Huguier : Lauréate de la villa Médicis, Prix World press photo ou encore des

rencontres d’Arles,- à noter qu’en 2014 une rétrospective de son travail sera présentée à la maison européenne de la Photo. Cette grande dame touche-à-tout, a été reporter chez Libération, photographe de mode reconnue, aujourd’hui proche de l’art documentaire contemporain… Dans son parcours, entre 2002 et 2011, elle séjourne dans les appartements communautaires de Saint-Pétersbourg et en fait un livre, “Kommunalki”, ainsi qu’un film, “Kommunalka”. Voici une image tirée de cette série.  http://www.francoisehuguier.com/

Mohammed Ismail est né en Libye, pays qu’il a très peu connu puisque dès l’âge de 4 ans sa famille s’installe en Angleterre où il passera son adolescence. En 2011, Mohammed est retourné sur cette terre natale lointaine; faufilé par la frontière tunisienne, il

Mohammed Ismail est né en Libye, pays qu’il a très peu connu puisque dès l’âge de 4 ans sa famille s’installe en Angleterre où il passera son adolescence. En 2011, Mohammed est retourné sur cette terre natale lointaine; faufilé par la frontière tunisienne, il

cherche à y rencontrer les combattants anti-Kadhafi, la résistance.  http://www.mohammedismail.com/

La jeune américaine Sara Naomi Lewkowicz  a reçu le prix Prix Rémi Ochlik de la ville de Perpignan pour son reportage «embeded». Et on ne peut que saluer cette décision.  Document traitant du cercle infernal des violences conjugales, Sara s’est intégrée plusieurs mois

La jeune américaine Sara Naomi Lewkowicz  a reçu le prix Prix Rémi Ochlik de la ville de Perpignan pour son reportage «embeded». Et on ne peut que saluer cette décision.  Document traitant du cercle infernal des violences conjugales, Sara s’est intégrée plusieurs mois

à la vie d’une famille moyenne, suivant son quotidien : celui de Maggie,19 ans et Shane, 31 ans. Le résultat est plein de la complexité qu’il fallait pour aborder le sujet. A la fois tendre et inquiétante, poignante et  effroyable, la plus belle réussite de cette série est d’avoir su rendre la perpétuelle tension d’une relation placée sous le signe de ces dérives là. Il y a ce je-ne-sais-quoi de dissimulé dans l’ordinaire, qui rôde, de la folie dans certains regards, de la candeur dans d’autres, une déflagration prête à tout emporter. Il y a ce trouble qui vient de ce que ces deux là s’aiment, s’aiment vraiment, et que, comme sur une corde raide, le fil de leur regard, le fil de leur amour, peut se couper à chaque instant, au moindre prétexte.  Immersif comme rarement, a ce point qu’il en devient  presque dérangeant, déstabilisant, ce reportage fait bouger les lignes, on sait maintenant à quoi « ça  » ressemble, l’enfer d’une famille perdue dans la violence, d’un couple, de l’amour, et à ce seul constat, l’œuvre est salutaire… http://saranaomiphoto.com/Singles/1/

Il y a plus de 25 ans, Iain McKell a rencontré un groupe de jeunes révoltés anti-Thatcher partis de Londres pour la campagne anglaise. Sur les route, en vieux vans, et voyageant au gré des festivals de musique alternatifs, on appelait à l’époque la caravane insoumise, le « convoi de la paix ». En 2001 pour le festival du solstice d’été à Stonehenge, Iain a, en parti, retrouvé ces voyageurs néo-bohémiens, vivant maintenant pour la plupart dans

Il y a plus de 25 ans, Iain McKell a rencontré un groupe de jeunes révoltés anti-Thatcher partis de Londres pour la campagne anglaise. Sur les route, en vieux vans, et voyageant au gré des festivals de musique alternatifs, on appelait à l’époque la caravane insoumise, le « convoi de la paix ». En 2001 pour le festival du solstice d’été à Stonehenge, Iain a, en parti, retrouvé ces voyageurs néo-bohémiens, vivant maintenant pour la plupart dans

des caravanes tirées par des chevaux. Ces « New Gypsies » lui ont inspiré un splendide périple photographique de plus de dix ans. Mais vous l’aurez compris, sinon le moyen de transport, ces voyageurs tommies n’ont rien de la communauté Rom, ni les origines, ni l’apparence. Ils reproduisent simplement un mode de vie, ou plutôt un fantasme de mode de vie, qu’aujourd’hui, peut-être, l’on retrouve chez les derniers Tziganes roumains non sédentarisés… Pour rendre compte de cette rencontre, plutôt que de travailler dans le style habituel du documentaire photo, le photographe de Bristol crée des images oniriques ressemblant à des clichés de mode*, on y retrouve par exemple les couleurs de « roulottes, campement de Bohémiens » de Vincent Van Gogh, 1888. Cette « façon de faire »  qui sans amoindrir la force du témoignage en extrait une certaine fragilité, une beauté authentique qui participe peut-être à la réhabilitation -du moins espérons-le, de l’imagerie Rom dans l’inconscient collectif (voir le travail de Tony Gatlif à ce sujet), lorgne du côté d’un romantisme hippie très en vogue dans les années 2000. Ce mouvement, racine de la vague bo-bo qui sévit aujourd’hui se met ici au service d’une cause, sinon d’un respect de codes qui n’ont pas le vent en poupe. Là où esthétique et politique ont peut-être des choses à se dire, l’on voit aussi ce que l’on peut apporter comme critique à une telle entreprise : dévoiement de l’esprit Gypsie et effacement de ces nuances, récupération mercantile, esthétisation à outrance, uniformisation de la différence etc… *On notera qu’il a d’ailleurs embarqué Kate Moss dans l’un de ces sites pour un shooting : voir Kate & the gypsies; http://www.iainmckell.com/newgypsies/

Une image de la Lituanienne Gabriela Liivamägi. La composition, l’esprit « selfie », ces diagonales jetées entre sensualité et pudeur, mouvement et repos, transmission et absence nous ont plu, tout simplement…http://plahvatus.blogspot.fr/

Une image de la Lituanienne Gabriela Liivamägi. La composition, l’esprit « selfie », ces diagonales jetées entre sensualité et pudeur, mouvement et repos, transmission et absence nous ont plu, tout simplement…http://plahvatus.blogspot.fr/

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Howard Goldberg, photographe basé à Los Angeles: http://howardgoldbergphoto.com/

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Scarlett Hooft Graafland, sculptrice et photographe hollandaise née en 1973 parcourt le monde en quête de splendeurs naturelles qu’elle confronte ensuite à des installations d’objets du quotidien. Une démarche qui lui permet de composer des clichés proche du land Art (la référence à la spiral jetty de

Scarlett Hooft Graafland, sculptrice et photographe hollandaise née en 1973 parcourt le monde en quête de splendeurs naturelles qu’elle confronte ensuite à des installations d’objets du quotidien. Une démarche qui lui permet de composer des clichés proche du land Art (la référence à la spiral jetty de

Walter de Maria est ici explicite), une démarche qui porte à réfléchir sur l’empreinte de l’homme sur son environnement, sur comment il peut encore le laisser vierge http://www.scarletthooftgraafland.nl/index2.php?id=3000&expandable=100

Le New-Yorkais Joseph Rodriguez a pris ce cliché dans le « Spanish Harlem » en 1987. Sans plus de commentaires ou sinon par ici :  http://www.josephrodriguezphotography.com/

Le New-Yorkais Joseph Rodriguez a pris ce cliché dans le « Spanish Harlem » en 1987. Sans plus de commentaires ou sinon par ici :  http://www.josephrodriguezphotography.com/

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En Octobre 2013, le thaïlandais Athit Perawongmetha réalise ce cliché incroyable d’un dévot du lieu saint Jui Tui, en Chine, prenant part à une procession de rue pendant le festival végétarien annuel de Phuket. http://www.kanoknanphoto.com/

En Octobre 2013, le thaïlandais Athit Perawongmetha réalise ce cliché incroyable d’un dévot du lieu saint Jui Tui, en Chine, prenant part à une procession de rue pendant le festival végétarien annuel de Phuket. http://www.kanoknanphoto.com/

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Le britannique Mat Collishaw produit photographies, installations et vidéos. Il appartient à une génération de jeunes artistes britanniques qui a émergé au début des années 9O, sous l’impulsion de l’empereur des marchands outre-manche : Charles Saatchi. « Last meal on Death Row » est une série de natures mortes absolument passionnante : elle reproduit ni plus ni moins les derniers repas de condamnés à mort américains… Parfaitement documenté par Jacquelyn Black dans un livre du même titre, Collishaw « immortalise » à la manière de

Le britannique Mat Collishaw produit photographies, installations et vidéos. Il appartient à une génération de jeunes artistes britanniques qui a émergé au début des années 9O, sous l’impulsion de l’empereur des marchands outre-manche : Charles Saatchi. « Last meal on Death Row » est une série de natures mortes absolument passionnante : elle reproduit ni plus ni moins les derniers repas de condamnés à mort américains… Parfaitement documenté par Jacquelyn Black dans un livre du même titre, Collishaw « immortalise » à la manière de

maîtres flamands une hallucinante « Sainte Cène », paradoxalement celle de la plus profane frange de l’humanité : celle dont la société a jugé ne plus vouloir en son sein. Intitulant chacune des pièces du nom de « son » condamné, l’émotion n’en est que plus troublante… Plaidoyer :  http://www.matcollishaw.com/

Stefan Milev est un jeune et talentueux photographe de mode Bulgare, basé aujourd’hui à Paris. Ce portrait  remarqué, a sans conteste la rigueur et la grâce des plus grands. Cet ovale de visage formellement contrarié par un voile en triangle, l’est tout autant dans le fond…Filament d’une chrysalide ? Toile d’araignée ? Velum religieux qui ne parvient pas à contenir la beauté qu’il voudrait cacher ? Mousseline d’une trop précoce mariée? Le jeux des apparences et des symboles s’associent délicatement aux matières et

Stefan Milev est un jeune et talentueux photographe de mode Bulgare, basé aujourd’hui à Paris. Ce portrait  remarqué, a sans conteste la rigueur et la grâce des plus grands. Cet ovale de visage formellement contrarié par un voile en triangle, l’est tout autant dans le fond…Filament d’une chrysalide ? Toile d’araignée ? Velum religieux qui ne parvient pas à contenir la beauté qu’il voudrait cacher ? Mousseline d’une trop précoce mariée? Le jeux des apparences et des symboles s’associent délicatement aux matières et

à la superposition des noirs, blancs et gris. Fortement inspiré par des grands photographes du 19ème et 20ème siècles comme Cécil Beaton, Edward Steichen, Peter Lindbergh ou encore Irving Penn, Stefan s’inscrit dans une tradition d’auteurs surréalistes et minutieux dont le travail transcendent les genres et les époques. http://stefanmilev.com/

Exposé l’année dernière à la Bibliothèque Nationale de France le jeune français Vasantha Yogananthan dit de sa magnifique série consacrée à la plage de  Piémanson : « c’est la dernière grève sauvage d’Europe. Au cœur du Parc naturel régional de Camargue, à 40 kilomètres d’Arles, elle s’étend sur 25

Exposé l’année dernière à la Bibliothèque Nationale de France le jeune français Vasantha Yogananthan dit de sa magnifique série consacrée à la plage de  Piémanson : « c’est la dernière grève sauvage d’Europe. Au cœur du Parc naturel régional de Camargue, à 40 kilomètres d’Arles, elle s’étend sur 25

kilomètres jusqu’à l’embouchure du Rhône. Son histoire a commencé dans les années 1970, avec la création de la route reliant la plage au village de Salins-de-Giraud. Pêcheurs, campeurs, caravaniers, investirent les plages sans droit ni titre. Depuis, Piémanson demeure la dernière zone non réglementée de cette partie de la côte. Sa population estivale varie de quelques centaines d’habitants en mai, à près de 7000 personnes durant le mois d’août. (…) Pour l’instant, les pouvoirs publics tolèrent ce rassemblement de l’été, bien qu’il soit en infraction avec la loi «littoral»… ». Avec un sens du cadrage jubilatoire, proche de l’œil impressionniste (scène de la vie quotidienne décadrée et frontale, foisonnante et  hyper-construite), Vasantha réussit un instantané extrêmement vivant, un témoignage noble et authentiquement populaire du microcosme dans lequel il s’est plongé…   http://www.vasantha.fr/

Dans sa progression, sa couleur et son implication, la série nous a fait pensé à un court-métrage : « Lila » de The Broadcast Club présenté pour la Prix Spécial du Jury  au Festival de Clermont-Ferrand en 2009, le Prix Télérama catégorie Labo, à voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=xrVbglDi2FU

Dans cette image issue de leur série nocturne« Clair-obscur à Fukushima » , nous errons en zone évacuée, en zone de cauchemar, là où Carlos Ayesta et Guillaume-Bression ont fixé tous les codes du film d’épouvante, sauf que nous sommes bien dans la réalité

Dans cette image issue de leur série nocturne« Clair-obscur à Fukushima » , nous errons en zone évacuée, en zone de cauchemar, là où Carlos Ayesta et Guillaume-Bression ont fixé tous les codes du film d’épouvante, sauf que nous sommes bien dans la réalité

Tirées de leur séries « Mauvais rêves » Carlos Ayesta et Guillaume-Bression, toujours eux, ont su saisir de l’archipel endeuillé un récit tout à fait original. Ensemble, ils ont élaboré des reportages d’une plasticité résolument contemporaine,

Tirées de leur séries « Mauvais rêves » Carlos Ayesta et Guillaume-Bression, toujours eux, ont su saisir de l’archipel endeuillé un récit tout à fait original. Ensemble, ils ont élaboré des reportages d’une plasticité résolument contemporaine,

emmenant le genre sur des terres encore en friches. Il y est question des « menaces imperceptibles » dont il s’agit individuellement et collectivement de se préserver. De la radiation qui règne en « zone interdite » jusqu’à l’air pur d’une zone dite sécurisée, les territoires du pays et des corps sont-ils véritablement prémunis de toute contamination ? Où sont les limites du danger ? Et comment ne pas s’enfermer dans « des peurs qui pourraient devenir plus nocives que la radiation elle-même »…? http://www.carlosayesta.fr/