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Prairial 221

In memoriam

L’immense Gabriele Basilico s’est éteint en Février dernier… Cet architecte du silence et portraitiste de génie des Béhémots urbains laissera durablement son empreinte sur l’idée qu’on se fait de l’intra-muros. Villes désertées par l’aide du matin, villes dévastées par la guerre, villes défigurées par la médiocrité des hommes, villes humiliées par la mondialisation, mais aussi villes sublimes par son amour sans fin de ces territoires où naissent les utopies du « vivre ensemble ». On doit au maestro d’avoir revisiter tout un pan de l’art du paysage, notamment dans ses variantes maritimes. Les villes et la mer, il aimait nous les montrer, là où immensité et condition humaine s’affrontent et s’épousent, là où cosmos et microcosme se parlent, bref là où nous nous faisons tout petit. Pour ces raisons et beaucoup d’autres, nous voulions lui dire, simplement, qu’il nous manquait.

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Dans le détail

Une pépite glanée au détour d’un web-Art-réseau. Elle est la propriété du photographe roumain Hajdu Tamas, nous ne savons pas grand chose de son auteur sinon que vous pouvez le retrouver sur son blog ici :http://hajdutamas.blogspot.fr/.

Une pépite glanée au détour d’un web-Art-réseau. Elle est la propriété du photographe roumain Hajdu Tamas, nous ne savons pas grand chose de son auteur sinon que vous pouvez le retrouver sur son blog ici :http://hajdutamas.blogspot.fr/.

Katy Grannan est une -grande- portraitiste New-Yorkaise. Née en 1969, elle est encore trop peu connue, ici en France. Son travail, qui n’est pas sans rappeler celui de Nan Goldin ou pour certaines de ses « gueules », celui de Terry Richardson, est ce mix étrange entre déglingué et onirisme, monde du glauque et repère de la grâce… Ce cliché est prélevé de sa série « Westerns ». Son site (des plus minimalistes) :  http://www.katygrannan.com/

Katy Grannan est une -grande- portraitiste New-Yorkaise. Née en 1969, elle est encore trop peu connue, ici en France. Son travail, qui n’est pas sans rappeler celui de Nan Goldin ou pour certaines de ses « gueules », celui de Terry Richardson, est ce mix étrange entre déglingué et onirisme, monde du

Particulièrement remarqué lors des sony world photography awards 2013, Danish Siddiqui est un photographe indien de l’agence Reuters. Son image nous invite sur une plage de Bombay où nous reconnaissons un sauteur de flaque, celui de Cartier Bresson, ici

glauque et repère de la grâce… Ce cliché est prélevé de sa série « Westerns ». Son site (des plus minimalistes) :  http://www.katygrannan.com/

Très bel univers que celui de l’italien Erik Chevalier (né en 1957), des textures et des cadrages tout à fait originaux vous y attendent, quelque chose évoquée, peut-être, des ambiances De Chirico. Suivez le guide :www.erikchevalier.com/home/default.asp

Très bel univers que celui de l’italien Erik Chevalier (né en 1957), des textures et des cadrages tout à fait originaux vous y attendent, quelque chose évoquée, peut-être, des ambiances De Chirico. Suivez le guide :www.erikchevalier.com/home/default.asp

la figure de la candeur se faire étrangler par elle-même… Ambiguïtés et cruauté, cauchemar blanc mythologique, des corps d’éphèbes jalousent-ils un concurrent ou brutalisent-ils du concept ? Sont-ce des gardiens de Léda dépêchés là pour changer l’histoire, ou sinon d’odieux fils d’Icare cherchant à venger leur père… L’image est belle, tirant sa force d’une naïveté assumée et injuriée, un oxymore de couleurs désaturées, une rixe noire et blanche rehaussée de bleu. http://jeffbark.com/

L’incroyable érotisme de cette image rappellera à chacun que le trouble qui serre la gorge, assèche les bouches, se cache encore quelque part dans nos adolescences refoulées. Que l’on s’en souvienne, c’était aux débuts des corps respirés, aux temps des

L’incroyable érotisme de cette image rappellera à chacun que le trouble qui serre la gorge, assèche les bouches, se cache encore quelque part dans nos adolescences refoulées. Que l’on s’en souvienne, c’était aux débuts des corps respirés, aux temps des

voûtes belles et des lacs où se refroidir… Malgré nos recherches, de son auteur nous ne savons strictement rien, sauf un pseudo : Baumundaffe. Et une galerie où retrouver un peu de cet inconnu : http://www.flickr.com/photos/57987627@N08/with/6102947698/

Sandy Skoglund, photographe plasticienne du Massachusetts (née en 1946),  recouvre des objets de peinture vive, les répète, les accumule, jusqu’à l’étouffement. Très en vogue dans les années 80, elle revient sur le devant de la scène grâce à un travail sans ride qui rencontre aujourd’hui les échos de la

Sandy Skoglund, photographe plasticienne du Massachusetts (née en 1946),  recouvre des objets de peinture vive, les répète, les accumule, jusqu’à l’étouffement. Très en vogue dans les années 80, elle revient sur le devant de la scène grâce à un travail sans ride qui rencontre aujourd’hui les échos de la

jeune génération « plasticiennes », avides d’expérimentations sur l’empaquetage et/ou l’invasion hitchcockienne. Ci-dessus, l’une de ses plus belles réalisations : « Radioactive cats ». A noter qu’on classe régulièrement Sandy du côté des néo-surréalistes, elle est, selon nous, plutôt à associer aux démarches sculpturales d’un Christo, ou des pérégrinations de la nouvelle figuration comme chez un Erró ou un Cueco : http://www.sandyskoglund.com/

Sardanapalesque dîtes-vous ? Le britannique Tom Hunter (né en 1965), emploie le mot, enfin le dos, à bon escient. Il est flagrant comme les photographes, depuis les origines de leur médium, ont toujours été fascinés, obnubilés, complexés (?), par leur cousin germain de peintres. Les causes, trop longues à expliquer ici,

Sardanapalesque dîtes-vous ? Le britannique Tom Hunter (né en 1965), emploie le mot, enfin le dos, à bon escient. Il est flagrant comme les photographes, depuis les origines de leur médium, ont toujours été fascinés, obnubilés, complexés (?), par leur cousin germain de peintres. Les causes, trop longues à expliquer ici,

feront l’objet d’un dossier spécial pour un prochain numéro… L’œuvre s’appelle « The Death of Coltelli » et est tirée d’une série sur la vie d’un village de la banlieue de Londres, celui de l’artiste en l’occurence :  Hackney pour ne pas le nommer. http://www.tomhunter.org/

La série « Shelter » du photographe néerlandais Henk Wildschut (né en 1967 ) reçoit en ce moment les honneurs de la profession, nous avons, nous-aussi, reçu comme une gifle… L’artiste s’exprime : « A proximité du port de Calais il y a une zone de quelques centaines de mètres carrés connue sous le nom de

La série « Shelter » du photographe néerlandais Henk Wildschut (né en 1967 ) reçoit en ce moment les honneurs de la profession, nous avons, nous-aussi, reçu comme une gifle… L’artiste s’exprime : « A proximité du port de Calais il y a une zone de quelques centaines de mètres carrés connue sous le nom de

« La Jungle ». Les personnes qui occupent ce domaine ont parcouru des centaines de kilomètres pour y arriver, et leur voyage n’est pas encore fini. Calais est le point de départ de leur traversée finale, leur dernier espoir. En provenance d’Irak, d’Afghanistan, du Pakistan, de Somalie, du Soudan et du Nigeria, ces milliers de réfugiés sont à la recherche d’une vie meilleure en Grande- Bretagne, la destination de leurs rêves. En attendant l’occasion de faire cette grande traversée, ils construisent des abris temporaires : sortes de tentes faites de déchets provenant des environs immédiats du camp. Dans le meilleur des cas, les caractéristiques culturelles du pays d’origine les distinguent à peine entre elles. La façon dont les besoins fondamentaux de la vie se manifestent dans ces abris constitue le leitmotiv de ce projet de photographie documentaire, pour lequel j’ai beaucoup voyagé à Calais, dans le sud de l’Espagne, à Dunkerque, Malte, Patras et Rome. Pour moi, l’image de l’abri – partout où il se trouve en Europe – est devenu le symbole de la misère que connaissent ces réfugiés. » Son site : http://www.henkwildschut.com/

On parlait de surréalisme : en voilà les véritables héritiers et ils sont américains : Robert and Shana ParkeHarrison ( nés en 1964 et 1968).  Reprenant plusieurs des codes de leur augustes aïeux, de Dalí à Magritte, ce couple abat un travail monstre pour réaliser ses « tableaux ». A base d’innombrables croquis, leur création fourmille d’objets étranges qu’ils inventent et construisent eux-mêmes.  Ajoutez à cela la prise de vue, les temps

On parlait de surréalisme : en voilà les véritables héritiers et ils sont américains : Robert and Shana ParkeHarrison ( nés en 1964 et 1968).  Reprenant plusieurs des codes de leur augustes aïeux, de Dalí à Magritte, ce couple abat un travail monstre pour réaliser ses « tableaux ». A base d’innombrables croquis, leur création fourmille d’objets étranges qu’ils inventent et construisent eux-mêmes.  Ajoutez à cela la prise de vue, les temps

de postproduction numérique et de traitements quasi pictorialistes de leur tirage, et vous comprendrez pourquoi une préparation de plusieurs mois est nécessaire pour obtenir un tel résultat ! L’embarquement pour Cythère, c’est ici : http://www.parkeharrison.com/

A Cleptafire on aime beaucoup le travail de David Hilliard (né en 1964). C’est qu’ils ne sont pas nombreux les photographes à se frotter au genre… Celui de l’assemblage, celui du polyptyque. Lui aussi nous vient du Massachusetts, de l’université de Yale, dénicheur de

A Cleptafire on aime beaucoup le travail de David Hilliard (né en 1964). C’est qu’ils ne sont pas nombreux les photographes à se frotter au genre… Celui de l’assemblage, celui du polyptyque. Lui aussi nous vient du Massachusetts, de l’université de Yale, dénicheur de

grands talents,  faut dire que les professeurs y sont des messieurs comme Gregory Crewdson ou Philip-Lorca Dicorcia, pas mal, non ? « Composées de diptyques ou  de triptyques, voire de quadriptyques, ses œuvres construisent un dispositif narratif saisissant, qui doit beaucoup au cinéma : à la continuité spatiale systématiquement orchestrée par l’artiste, s’oppose la succession chronologique d’événements quotidiens, dont le récit se construit au gré d’écarts minuscules (déplacements d’objets, substitutions de personnages, etc.). De la sorte, Hilliard nous plonge dans un espace aussi étrange que familier, où se nouent moments d’intimité et de repos, drames familiaux, questionnements et peurs… » Site : http://www.davidhilliard.com/

Laurent Gaudart photographie les paysages industriels européens : « En dépit d’un travail de repérages, ma démarche ne s’inscrit pas dans un processus documentaire. Contrairement aux travaux (remarquables) de B. & H. Becher ou E. Burtynsky, ma démarche ne vise pas à définir une topographie

Laurent Gaudart photographie les paysages industriels européens : « En dépit d’un travail de repérages, ma démarche ne s’inscrit pas dans un processus documentaire. Contrairement aux travaux (remarquables) de B. & H. Becher ou E. Burtynsky, ma démarche ne vise pas à définir une topographie

exhaustive et objective, mais bien à faire naître des images mentales, dans la lignée du personnage du flâneur. C’est la raison pour laquelle je ne montre jamais de figures humaines, mes images étant avant tout ce que le marcheur d’aujourd’hui contemple en face d’une mer de brouillard. « – J’aime les nuages / les nuages qui passent / là-haut / là-haut / les merveilleux nuages! » – C’est de Baudelaire. Site : http://www.laurentgaudart.com/

Encore un cheval, encore un italien : Andrea Galvani (né en 1973) est professeur d’histoire et de langage photographique à l’Académie Carrara des Beaux-arts de Bergame. Nous présentons ici « Death of an image #5″ issue d’une de ses séries du même nom. Cette non-tête équine recouverte par une structure souple et précaire de

Encore un cheval, encore un italien : Andrea Galvani (né en 1973) est professeur d’histoire et de langage photographique à l’Académie Carrara des Beaux-arts de Bergame. Nous présentons ici « Death of an image #5″ issue d’une de ses séries du même nom. Cette non-tête équine recouverte par une structure souple et précaire de

ballons remplis d’hélium déforme le sujet, le « censure », tue l’image qu’on en a… Par le volume, un être vivant est comme « interrompu », interrompu par une pause visuelle. Non, ceci n’est pas un cheval, ou plutôt si : c’est tout à fait ça…Andrea ne s’arrête pas à la photographie, il dessine, sculpte, filme, et le reste de son exploration de l’image est tout aussi drôle et passionnant… Allez voir :  http://www.andreagalvani.com/

Dans la rubrique toute républicaine de ce calendrier, vous y trouverez, parfois, souvent, toujours des comètes mystérieuses dont le nom seul et quelques traces de leur passage céleste seront à humer.  A ce titre, l’image

Dans la rubrique toute républicaine de ce calendrier, vous y trouverez, parfois, souvent, toujours des comètes mystérieuses dont le nom seul et quelques traces de leur passage céleste seront à humer.  A ce titre, l’image

de Helen Korpak est tout à fait exceptionnelle, retrouvez-la dans sa galaxie : http://helenkorpak.tumblr.com/

Place aux (très) jeunes : commençons par Kyle Thompson, ce photographe de Chicago, né en 1992, il fait partie de cette génération dorée qui monte, monte et est en train de bouleverser la fabrique de l’image, la façon de la montrer, de la diffuser. Très présent sur les réseaux, très entouré, il est bourré d’idées, de talents, encore quelques

Mohammed Ismail est né en Libye, pays qu’il a très peu connu puisque dès l’âge de 4 ans sa famille s’installe en Angleterre où il passera son adolescence. En 2011, Mohammed est retourné sur cette terre natale lointaine; faufilé par la frontière tunisienne, il

années à tenir le cap et ça va faire très mal… Pour s’en convaincre : http://www.kylethompsonphotography.com/

La série « Eyes as Big as Plates » des non moins jeunes scandinaves : La finlandaise, Riitta Ikonen  http://www.riittaikonen.com/ et la norvégienne Karoline Hjorth http://karolinehjorth.wordpress.com/, a de plus en plus de visibilité. Les deux créatrices qui se sont rencontrées lors d’une résidence d’artiste ont imaginé ce projet traitant du folklore

La série « Eyes as Big as Plates » des non moins jeunes scandinaves : La finlandaise, Riitta Ikonen  http://www.riittaikonen.com/ et la norvégienne Karoline Hjorth http://karolinehjorth.wordpress.com/, a de plus en plus de visibilité. Les deux créatrices qui se sont rencontrées lors d’une résidence d’artiste ont imaginé ce projet traitant du folklore

nordique. Dans la même veine, on pense à la démarche de Charles Freger. Cette série que nous vous conseillons vivement de regarder a son propre blog : http://eyesasbigasplates.wordpress.com/

N’ayons pas peur des mots -ni des images, Jonathan Steelandt a réalisé un véritable chef-d’oeuvre  : http://www.flickr.com/photos/jonathansteelandt/

N’ayons pas peur des mots -ni des images, Jonathan Steelandt a réalisé un véritable chef-d’oeuvre  : http://www.flickr.com/photos/jonathansteelandt/

des caravanes tirées par des chevaux. Ces « New Gypsies » lui ont inspiré un splendide périple photographique de plus de dix ans. Mais vous l’aurez compris, sinon le moyen de transport, ces voyageurs tommies n’ont rien de la communauté Rom, ni les origines, ni l’apparence. Ils reproduisent simplement un mode de vie, ou plutôt un fantasme de mode de vie, qu’aujourd’hui, peut-être, l’on retrouve chez les derniers Tziganes roumains non sédentarisés… Pour rendre compte de cette rencontre, plutôt que de travailler dans le style habituel du documentaire photo, le photographe de Bristol crée des images oniriques ressemblant à des clichés de mode*, on y retrouve par exemple les couleurs de « roulottes, campement de Bohémiens » de Vincent Van Gogh, 1888. Cette « façon de faire »  qui sans amoindrir la force du témoignage en extrait une certaine fragilité, une beauté authentique qui participe peut-être à la réhabilitation -du moins espérons-le, de l’imagerie Rom dans l’inconscient collectif (voir le travail de Tony Gatlif à ce sujet), lorgne du côté d’un romantisme hippie très en vogue dans les années 2000. Ce mouvement, racine de la vague bo-bo qui sévit aujourd’hui se met ici au service d’une cause, sinon d’un respect de codes qui n’ont pas le vent en poupe. Là où esthétique et politique ont peut-être des choses à se dire, l’on voit aussi ce que l’on peut apporter comme critique à une telle entreprise : dévoiement de l’esprit Gypsie et effacement de ces nuances, récupération mercantile, esthétisation à outrance, uniformisation de la différence etc… *On notera qu’il a d’ailleurs embarqué Kate Moss dans l’un de ces sites pour un shooting : voir Kate & the gypsies; http://www.iainmckell.com/newgypsies/

Olya Ivanova, ça ne vous dit rien ? Pour les plus fidèles, cette photographe russe de 32 ans faisait déjà partie du premier tome de cet exercice de temps et de style… Vous l’aurez compris, on est carrément fan, faudra d’ailleurs penser à l’inviter pour le numéro #3 : http://www.olyaivanova.com/

Une image de la Lituanienne Gabriela Liivamägi. La composition, l’esprit « selfie », ces diagonales jetées entre sensualité et pudeur, mouvement et repos, transmission et absence nous ont plu, tout simplement…http://plahvatus.blogspot.fr/

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Pseudo : Sinnen, peut-être cela vous dit-il quelque chose ? Pour ceux qui aiment, comme nous, errer de réseaux en réseaux, à la recherche du coup de foudre pictural,  vous n’aurez pas pu passer à côté de ce photographe, sculpteur et graphiste allemand, et de son travail tout à fait reconnaissable et intriguant. Il nous dit travailler à son prochain site. Pour patienter : http://www.flickr.com/photos/sinnen/

Howard Goldberg, photographe basé à Los Angeles: http://howardgoldbergphoto.com/

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Julien Coquentin, né en 1976, est un photographe français qui nous a envoyé une très belle proposition que nous gardons en réserve pour la suite de l’aventure, en attendant, un petit teaser : « Cette photo est issue d’un journal que j’ai tenu quotidiennement à Montréal

Julien Coquentin, né en 1976, est un photographe français qui nous a envoyé une très belle proposition que nous gardons en réserve pour la suite de l’aventure, en attendant, un petit teaser : « Cette photo est issue d’un journal que j’ai tenu quotidiennement à Montréal

d’avril 2010 à juin 2012 et qui compte aujourd’hui plus de 600 clichés. Mon désir était de réaliser une poétique de la ville et de l’éloignement. Travaillant de nuit aux urgences en tant qu’infirmier, j’ai pu y consacrer une partie de mon temps. Pendant deux ans j’ai habité le Mile End, un quartier cosmopolite, niché entre l’avenue du parc et le boulevard St Laurent, entre le Plateau et Petite Italie, quelques blocks avec pour frontière deux lignes noires dans la neige : La voie ferrée où se succèdent les trains de la Canadian Pacific Railway.Cette Amérique-là se fondait à un rêve, celui que j’avais découvert enfant devant le poste de télévision ou l’obscurité des salles de cinéma. Les gamins de là-bas me firent songer à ceux peuplant mon enfance en Aveyron. Les saisons se mêlèrent à mes souvenirs,  la blancheur  hivernale  de l’Aubrac, une boralde claire, les remous du Saint-Laurent. » Site : http://www.juliencoquentin.com/fr/accueil.html